mercredi 2 avril 2008

Lettre


Juste un instant, l'espace et le temps de poser sur la feuille de papiers, ces quelques derniers mots.
Souvenirs d'une époque tragique, qu'il ne faudra jamais oublier.
Au triste monde, sinistre et violent, déchut de l'illustre firmament.
Ta délicieuse nature semble ternie par de néfaste artifice.
Une brume s'est échoué sur ton front ; dégueulant une écume noircie de haine.
Mon cœur s'emporte et s'emballe, au delà de l'extrême frontière.
Le ciel s'assombrit ...
Brutal et frénétique, les obus hurlaient dans le ciel déchiré.
La tête me tourne, ma tendre épouse.
Fatigué et usé dans cette tranché étriqué ;
Ma plume se perd et capitule.
La douleur annihile mes membres, figé pour l'éternité.
J'abandonne mon ultime ambition.
T'avoir aimer.